Hérald Loygue

7ème Dan · Maître Instructeur FECMC

Le parcours

Le voyage
du gongfu

Plus de cinquante ans sur la Voie...
du judo de l'enfance au cœur du Taïchi,
de maître en maître.

LES DÉBUTS

À la base, je suis judoka. De 1973 à 1986, j'ai pratiqué la voie de la souplesse, le « grand judo », qui m'a apporté beaucoup et a orienté toute ma pratique future : nécessité de la répétition et du travail, de la mise en application pratique, la recherche de l'équilibre, de la justesse du mouvement, de l'écoute du partenaire et de son déséquilibre, de son intention… Sans le savoir, le gongfu du Taïchi était déjà là, sous mes doigts…

LES ARTS MARTIAUX CHINOIS

J'ai rencontré les arts martiaux chinois en 1983, avec différents styles externes, puis internes. C'est un moment où, à l'adolescence, on a envie de compléter le travail des préhensions par celui des percussions, de s'éprouver plus entièrement dans un autre rythme, une autre distance, avec tout ce que sa philosophie et ses principes m'inspiraient à l'époque. Un nouveau monde s'ouvrait à moi.

Shaolin, Hung gar, Wing chun, Tang lang, Mi tsung, Baï he quan, auprès de différents professeurs, dont G. Charles, Laï Khee Chong, Wang Chen An, Lo Man Kan, Yang Jwing Ming… Mais c'est dans les styles du Taï Chi et du Kungfu de la grue blanche que j'ai posé mes valises depuis une quarantaine d'années ! Chen Shi Jong, Wang Chin Shih, B. Lo, W. Chen, Lau Kung King… m'ont accompagné sur ce chemin.

Comme un bon thé, le gongfu du Taïchi m'a nourri et approfondi les notions de souplesse, de relâchement, d'équilibre central, d'écoute, d'attention, d'énergie… et m'a conduit également à ma future profession : celle de praticien en médecine chinoise.

LES SOINS…

C'est durant mon parcours martial que j'ai été initié au reboutement martial (seifuku) et aux techniques de réanimation (kuatsu), à la médecine des traumatismes (Dieda) et au travail du Qi (Qigong). Naturellement, la pratique et le soin changent dés que l'on passe cette porte mystérieuse des pratiques interne du cultivation du Souffle.

C'est au cours de mon premier voyage à Taïwan, en 1995, auprès de mon professeur de Tanglang, que j'accompagnais la journée à son cabinet après la matinée de pratique, que j'ai décidé d'épouser cette voie, de suivre ce chemin.

Ma vie suit depuis plus de 30 ans cette double voie, la Voie du soin et du combat, et elles ne sont, à mon sens, pas si éloignées que cela.

LA BOXE… et la compétition

Parallèlement à la pratique des arts martiaux chinois, j'ai pratiqué la boxe et le combat de 1986 à 1994, en compétition. Boxe anglaise auprès de M. Gasperini, mais surtout boxe thaïlandaise, d'abord auprès de D. Guillet puis des champions thaï (Neth, Payen,...)

La boxe (et la compétition) m'a fait de grands cadeaux : elle m'a donné le sens du réalisme, m'a appris à me rencontrer moi-même et, surtout, m'a fait perdre « quelques illusions »… Si la compétition ne représente en rien un mode traditionnel, ni la réalité d'un combat, et a ses dérives, elle a aussi ses richesses : le sens de l'engagement, du sacrifice, la gestion du stress et des émotions, la réalité des blessures, l'exigence des programmes de travail… et la relativité des victoires, et la richesse des échecs.

LES ARMES

La pratique des armes a toujours été importante pour moi ; j'ai toujours été fasciné par elle. L'esprit, le tranchant du sabre, la noblesse de l'épée, l'humilité du bâton… J'ai la chance de rencontrer de bons professeurs dans différentes traditions japonaises (Raji, Toshiro Suga, Tikki Shewan…), philippines (Inosanto, Inay…) et, bien sûr, chinoise…

L'arme est un outil extraordinaire qui, outre sa noblesse, rebat toutes les cartes. Elle oblige à ne plus compter sur sa force, sa vitesse ; elle ouvre les paramètres du possible…

LES TITRES ET LES GRADES

Ils ne représentent pas grand-chose à mon sens, sinon témoigner d'une certaine expérience, d'un certain chemin. Après, tout dépend de ce que l'on en fait : cela vous a-t-il rendu plus humble ou plus arrogant… ? Bien que possédant de nombreux grades et diplômes d'instructeur dans différentes disciplines, je ne les ai jamais recherchés. Ils sont toujours venus à moi ; je les prends comme ils viennent, un instant de ma vie. Mon niveau est uniquement celui de ma pratique quotidienne régulière, et n'intéresse que moi.

TRANSMISSION ET ENSEIGNEMENT

J'enseigne depuis 40 ans cette année ; je sors d'une « quarantaine »… Enseigner est naturel chez moi, même si je me définis avant tout comme un pratiquant. Transmettre permet d'apprendre une deuxième fois, paraît-il, différemment — avec la responsabilité que cela suppose de savoir où l'on est et où l'on va… Pour qu'il y ait relation, il faut une rencontre, entre un élève et un professeur. Ce lien doit être nourri, entretenu des deux côtés, et l'on ne doit pas confondre ses attentes, ses fantasmes et la réalité.

Hérald Loygue avec Sifu Lau Kung King

La transmission

Sifu Hérald Loygue


Je reçois aujourd'hui l'enseignement de Sifu Lau Kung King, maître héritier de Me Huang Sheng Shyan, que j'ai l'honneur de transmettre à mon tour au sein de ma propre école, Lishan.

L'héritage

La lignée des maîtres

Yang Luchan
Cheng Man Chingle Maître aux 5 excellences
Cheng Man Ching
Huang Sheng ShyanLe maître de grue blanche
Huang Sheng Shyan
Chen Shi JongMaître Héritier du style "Cheng"
Nouveau maître
Lau Kung KingMaître Héritier du style "HUANG"
" Ces arts se transmettent de maître à disciple, par le cœur autant que par le geste. "

Hérald Loygue